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Plateforme ADICAP

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L'Association pour le Développement de l'Informatique en Cytologie et Anatomie Pathologique dispose au CRIHAN d'une plateforme d'échanges de dossiers d'imagerie médicale entre professionnels.

En 1996, l'Association pour le Développement de l'Informatique en Cytologie et en Anatomie Pathologique (ADICAP) a demandé l'aide technique du CRIHAN pour concevoir une plate-forme d'échange et d'aide au travail collaboratif pour ses membres. Les praticiens étaient en effet confrontés à plusieurs problèmes :

  • les échanges d'informations pour la co-expertise à distance étaient jusqu'ici limités à l'utilisation du Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS, Numéris en France) ;
  • les stations de numérisation utilisaient des protocoles d'échange propriétaires ce qui ne permettait le travail collaboratif qu'entre utilisateurs de matériels identiques.

L'ADICAP avait depuis longtemps élaboré une codification pour annoter des images numérisées et fait adopter ce "standard de fait" par les industriels. Fort de ce succès, l'ADICAP a souhaité que le CRIHAN, organisme commercialement "neutre" dans la profession, définisse l'architecture d'un service lui permettant de s'affranchir des difficultés liées à la télétransmission.

Le CRIHAN a ainsi étudié, puis réalisé, une plate-forme d'échange et d'aide au travail collaboratif, basée sur des protocoles ouverts issus des technologies de l'Internet. Performante et modulaire, la plate-forme est périodiquement améliorée pour répondre au mieux aux besoins exprimés par les praticiens. Les industriels ont intégré dans leurs produits les techniques d'échange proposées par le CRIHAN, et coopèrent avec celui-ci pour améliorer l'efficacité du système. Ainsi, il est désormais possible pour un utilisateur, sans station de numérisation, de créer un dossier médical ADICAP et de l'envoyer à ses correspondants pour une expertise à distance grâce à OpenCaseMaker, développé par la société Tribvn. Le CRIHAN a ensuite réalisé une version d'OpenCaseMaker utilisable en ligne au travers d'un simple navigateur www.

Aujourd'hui, plus de 550 utilisateurs sont inscrits au service proposé par l'ADICAP et le CRIHAN, et des dizaines d'expertises sont demandées chaque mois. De grands hôpitaux s'intéressent au service, et des études sont engagées pour mieux l'intégrer au système de gestion des dossiers médicaux.

Description de la plate-forme

Télécharger le poster de présentation au format Adobe PDF (~0.2Mo)

Fonctionnalités

La plate-forme développée par le CRIHAN fonctionne sous Linux. Architecturée autour d'une base de données mySQL et des outils et protocoles standards issus du monde de l'Internet (ftp, SMTP, SSL, LDAP, etc.), elle permet, de manière sécurisée :

  • l'inscription et la validation en ligne des nouveaux utilisateurs ;
  • la constitution de listes d'experts ;
  • les échanges de cas médicaux entre collègues (y compris de manière itérative - seconde opinion) ;
  • la consultation des cas à distance ;
  • la construction et la "modification" de dossiers médicaux (sans altération du dossier initial) ;
  • la journalisation des échanges ;
  • la sauvegarde et l'archivage des données.

Avec, en plus :

  • la possibilité pour un utilisateur d'utiliser le service intégré de gestion sécurisée de boîte aux lettres s'il ne dispose pas de ce service chez son prestataire ou dans son laboratoire ;
  • la possibilité d'accéder au service via un lien RNIS sur des accès réservés.

Le schéma ci-dessous représente un échange typique entre praticiens :

schéma adicap

Les besoins exprimés par l'association ADICAP

Aspects médicaux

La réalisation d'un dossier médical utilisant l’image numérique doit se faire dans un format susceptible de contenir toutes les informations utiles à une demande d'avis et être interprétable par le plus grand nombre d'outils de lecture en usage dans la profession.

Dépourvu d'informations nominatives, ce dossier permet de regrouper des images ordonnées, numérotées et spécifiées et de les lier à un descriptif textuel susceptible d'être classé et également spécifié. Ce dossier est largement utilisé pour l'ensemble des documents transmis dans un but de diagnostic, d'expertise, de formation et de publication numérique.

Les principales exigences du dossier médical sont :

  • le respect de la confidentialité du malade ;
  • la personnalisation des informations transférées par l'identification des utilisateurs : les utilisateurs inscrits doivent disposer d'un compte personnel avec mot de passe et les protocoles de transfert doivent être sécurisés ;
  • la garantie de l'intégrité du dossier en figeant définitivement les informations et en interdisant toute modification des dossiers originaux ;
  • la traçabilité et la sauvegarde de la "vie" du dossier à des fins d’expertise médico-légale.

Cependant, s'il est possible d'engager le transfert d'informations numériques sans aucune contrainte pour les dossiers qui ne sont plus directement liés à des actes de soin, il est nécessaire d'appliquer certaines garanties pour des transferts impliquant le respect des règles de la déontologie et des droits du patient : ces garanties ne peuvent être assurées que par l'utilisation d'un serveur dont l'accès est limité à la profession.

Aspects techniques

L’association ADICAP était initialement confrontée aux limitations inhérentes à l’usage de produits informatiques "propriétaires" destinés à la numérisation des images médicales : elle demande au CRIHAN d’étudier une solution permettant aux anatomopathologistes de bénéficier :

  • d’une interopérabilité entre les stations de travail utilisées dans les laboratoires ;
  • d’une méthode alternative pour la consultation des dossiers médicaux "hors labo" ;
  • de communications plus souples que le simple ?vis à vis? autorisé par leurs outils habituels (communication point-à-point, c'est-à-dire vers un correspondant unique à chaque envoi) ;
  • de la possibilité d’élargir leur sphère d’échanges ;
  • de jeter les bases d’une banque de données et de références dans un souci de formation.

Le bilan à la mi-2002

Le développement de la plate-forme a été rendu possible, au niveau matériel, par les investissements de l’ADICAP dans le serveur et les équipements connexes. La partie développement a necessité, de la part du CRIHAN, environ une année homme, répartie sur cette période.

On recense à la mi-2002 :

  • plus de 550 utilisateurs inscrits ;
  • plus de 210 sites utilisateurs ;
  • environ 1000 dossiers déposés ;
  • entre 50 et 70 dossiers déposés par mois, chacun ayant une taille moyenne de 1,5 Mo.

Nouvelles fonctionnalités pour de nouveaux nouveaux usages

La modularité de la plate-forme développée par le CRIHAN facilite l’émergence de services nouveaux souhaités par les industriels pour répondre à des demandes spécifiques de leurs clients : à la demande de ces industriels, le CRIHAN active certaines fonctionnalités sur le serveur et développe des outils spécifiques.

On peut par exemple citer le groupe d’étude de protocoles thérapeutiques GOELAM qui utilise le service selon une procédure particulière : une trentaine d’experts se répartissent des tâches de relecture de dossiers à l’issue de laquelle un consensus se fait pour établir un protocole thérapeutique adapté. Le suivi des relectures est assuré par un serveur tiers, celui d’un des industriels participants, le tout sous le contrôle d’un administrateur. Les fichiers à relire transitent naturellement par le serveur ADICAP mais y font l’objet de traitements particuliers.

Un industriel propose avec le concours du CRIHAN l’expérimentation du produit TELESLIDE qui préfigure la plateforme d’accueil de dossiers beaucoup plus riches (donc plus volumineux) puisqu’ils s’appuient sur des images de grande résolution, appellées ?grands champs?. L'intérêt d'intégrer ces données dans la description des cas médicaux est de réduire à zéro le temps de traitement des demandes de numérisation d'une partie de l'image de base quand l'expert qui fait une analyse a un doute : le cas médical comprenant initialement des données extrèmement précises des zones "à risque" (choisies par le médecin qui fait la numérisation), l'expert ne fait que "zoomer" dans ces zones pour accéder aux images grands champs. L'évolution récente de la plate-forme développée par le CRIHAN intègre déjà cette notion de grands champs. Une des conséquences de cette évolution est que l'espace de stockage va devoir être revu à la hausse, de plusieurs ordres de grandeur.

OpenCaseMaker est un produit conçu par le même partenaire à la demande du Groupe Français d'Hématologie Clinique et de la Ligue Nationale de Lutte Contre le Cancer. Installé sur une machine spécifique au CRIHAN, cet outil, accessible en ligne via Internet, permet de composer un dossier ADICAP sans l’aide d’un logiciel propriétaire associé à une station de numérisation. Il est adapté aux laboratoires peu ou mal équipés : les produits permettant de produire isolément des images numériques sont aujourd’hui légion et facilement accessibles : le problème reste d’en faire un dossier intelligible et structuré pour être accepté par le serveur ADICAP. OpenCaseMaker répond de façon simple à cette dernière étape. Associé à l’inscription en ligne déjà évoquée, OpenCaseMaker répond au souci d’élargissement du cercle des utilisateurs du service. Ainsi, tout pathologiste pourra recourir à des experts ou simplement transmettre un dossier d'où qu'il se trouve, pour peu qu'il dispose d'un accès à Internet. OpenCaseMaker est actuellement en test sur les installations du CRIHAN (http://ocm.crihan.fr) et doit être prochainement directement intégré dans l’interface utilisateur du service opérationnel (http://www.adicap.asso.fr).

Vers une meilleure intégration aux dossiers médicaux normalisés ?

Les congrès internationaux de télémédecine révèlent des démarches apparentées à celle de l’ADICAP et mettent en évidence le problème des formats d’échange. Ainsi, le congrès de 2002, à Héraklion, a permis d’envisager la création d’un groupe de travail autour des facilités d’échanges interdisciplinaires qui passent par la compatibilité des formats d’échange à ce niveau : Suisses, Italiens et Français ont révélé des buts à peu près semblables et pourraient mettre en commun leurs travaux.

Plus généralement, l’anatomie pathologique reste la seule spécialité utilisant l’image numérique à ne pas être accessible par les services qui utilisent le format et protocole DICOM. C’est pourquoi l’ADICAP et le CRIHAN ont entamé des discussions avec les représentants des instances DICOM. Plus qu’une compatibilité avec les formats DICOM, la démarche est plutôt de faire prendre en compte par DICOM le système de codification des lésions mis au point depuis de nombreuses années par l’ADICAP et qui repose sur le Thésaurus qu’elle a fait traduire en plusieurs langues.



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